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ANNUAIRE

Le projet de recherche POPCASE

Etablir un lien entre les pesticides et le cancer du sein

Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme avec un nombre de nouveaux cas qui a plus que doublé depuis 1980 et présente malheureusement la plus forte mortalité. Or le taux de mortalité lié au cancer diminue en France depuis 15 ans, grâce notamment aux campagnes de dépistage et au progrès des traitements.

A ce jour, les principaux facteurs de risque connus associés au cancer du sein, qu’ils soient génétiques ou comportementaux expliquent moins de 30% des cas. Nous portons une attention grandissante aux facteurs environnementaux, car certains polluants organiques persistants (POP) présentant un caractère de perturbateurs endocriniens, pourraient expliquer en partie l’augmentation des cas de cancer du sein dans le monde occidental. Mais le lien entre ces polluants et l’apparition du cancer du sein n'est pas à ce jour démontré.

Présents dans l'air, l'eau et les aliments, les POP s’accumulent dans les cellules sous-cutanées qui stockent des graisses : le tissu adipeux. Ce dernier agit comme un réservoir de ces polluants, avant de progressivement les relâcher dans la circulation sanguine. Les POP en tant que perturbateurs endocriniens sont à ce jour suspectés dans l’apparition de cancers hormonaux-dépendants (cancer du sein, de l’utérus, de la prostate et des testicules), mais les données actuellement disponibles ne permettent pas de confirmer ce lien.

Le projet

Le principe de l’étude repose sur une comparaison du dosage dans l’organisme d’un ensemble de polluants chimiques de l’environnement à partir de prélèvements effectués auprès de deux groupes de femmes :

  • Groupe A : 600 femmes avec pathologie mammaire (cancer),
  • Groupe B : 200 femmes sans pathologie mammaire (chirurgie esthétique – groupe témoin).

La comparaison massive de ces prélèvements, permettra de produire des données fiables afin de définir de manière scientifique la relation potentielle entre l'exposition chimique et le développement d’une pathologie cancéreuse.

Les bénéfices sont nombreux.

Au niveau des patientes c'est l'espoir de bénéficier de nouvelles stratégies thérapeutiques plus ciblées et donc plus efficaces.

  • Pour les Autorités Sanitaires, c'est la possibilité de mieux prévenir la population des risques associés aux POP.
  • Pour les pouvoirs publics, c'est leur donner les moyens de mieux encadrer les risques.