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Un nouveau traceur à l'ICO pour localiser la récidive du cancer de la prostate

traceur cancer prostate

Avec plus de 50 000 nouveaux cas par an en France, le cancer de la prostate se situe au premier rang des tumeurs les plus fréquentes chez l’homme et représente la 3e cause de décès par cancer après le poumon et le colon.


Les limites des techniques habituelles pour détecter la récidive

Dosé dans le sang, le PSA (« Protastatic Specific Antigen ») est un marqueur tumoral d’aide au diagnostic du cancer de la prostate et à la détermination de son stade.


Bien que le cancer de la prostate se situe parmi les pathologies de bon pronostic, la récidive, après traitement radical, survient dans 20 à 40% des cas.


Or au stade très précoce de la récidive, quand le taux de PSA dans le sang est encore relativement faible, il est difficile de localiser précisément la tumeur avec les techniques habituelles : scanner, IRM, scintigraphie osseuse ou encore TEP / TDM à la 18F-Choline*.


Les bénéfices du PSMA

C’est pourquoi depuis deux ans, les équipes nantaises de médecine nucléaire de l’Institut de Cancérologie de l’Ouest, utilisent un nouveau traceur, récemment mis en évidence : le PSMA (« Prostate-Specific Membrane Antigen »).


Il s’agit d’une protéine transmembranaire, qui est surexprimée par les cellules cancéreuses prostatiques et peu ou pas par les cellules normales.
De petites molécules ciblant le PSMA et liées à un atome radioactif ont été élaborées, afin de détecter la présence de cette protéine grâce à un examen de TEP / TDM réalisé en médecine nucléaire.


D’abord utilisé dans le cadre d’un essai clinique à l’ICO, la TEP au PSMA est désormais employée en routine clinique pour les patients dont la TEP à la 18F-Choline n’explique pas la réascension sérique du PSA.

La détection des cellules exprimant le PSMA au sein de l’organisme permet la localisation précise et précoce des récidives du cancer de la prostate.
Or détecter ces foyers, c’est permettre la mise en place de traitements ciblés uniquement sur les anomalies et éviter ainsi l’utilisation de traitements généraux préconisés en l’absence de mise en évidence des zones de récidive.


Actuellement, plus de 300 patients ont déjà pu bénéficier de cet examen de médecine nucléaire (TEP au PSMA) à l’ICO. L’impact sur la prise en charge thérapeutique de ces patients est significatif car dans plus de 70% des cas, la proposition de traitement a été modifiée grâce aux résultats de la TEP au PSMA. Ainsi dans plus de 60% des cas, la réponse au traitement s’est révélée très positive avec une diminution significative du PSA.

 
Visuel cancer prostate